Le Dibbouk

Explorations Littéraires • Carnets • Fictions • Réflexions

"Explorations littéraires. Une lecture critique et créative de la littérature contemporaine."

L'Éditorial du moment

Edito de janvier 2026

Janvier 2026 s’est organisé autour d’une découverte simple, mais décisive : la notion d’accrochage. Elle a permis de désamorcer un conflit ancien — peindre ou écrire — en cessant de poser la question en termes de passage, de justification ou de continuité. Il ne s’agissait plus d’expliquer (…)

Fictions

The Margin Scribe

french version Sému dipped his reed pen in the ink of the Tagus. That was what they called the mixture of (…)

La fissure dans le formica-2-chapitre 2

### CHAPITRE 2 : La Mélancolie Bureaucratique **1. La Matinée Post-Fissure : Surveillance Accrue** Le réveil de (…)

Carnets

Janvier 2026 Synthèse du mois

## 1er janvier « Je ne sais pas très bien comment en parler sans donner l’impression d’en faire une théorie. Pourtant je le reconnais tout de suite : le silence qui arrive après une phrase de (…)

Septembre 2025

**[1er septembre](https://ledibbouk.net/1-septembre-2025.html)** — J’écris pour fabriquer un (…)

Art

16 janvier 2026

Avec le temps. Ce mot tant chéri. Jadis. *La terre est bleue comme une orange.* On pouvait écrire cela sans ironie, (…)

Planche 6-bis -Musique

Montage par accrochage. Les extraits dialoguent par tensions, échos, retournements. La **musique** n’est pas le (…)

Flux récent

Carnets | Phrases

Phrases-Février 2026

4 février 2026 Parfois, quand j’ai le temps, j’observe, retenant ma respiration ; à l’affût ; et si je vois quelque chose, je pars comme une balle et saute sur les lieux, mais la tête, car c’est le plus souvent une tête, rentre dans le marais ; je puise vivement, c’est de la boue, de la boue tout à fait ordinaire ou du sable, du sable…Ca ne s’ouvre pas non plus sur un beau ciel. Quoiqu’il n’y ait rien au dessus, semble-t-il, il faut y marcher courbé comme dans un tunnel bas. Henri Michaux , Mes propriétés Extraits de L’espace du dedans [mot-clés : écriture de l'interstice] THE ancient fable of two antagonistic spirits imprisoned in one body, equally powerful and having the complete mastery by turns — of one man, that is to say, inhabited by both a devil and an angel — seems to have been realized, if all we hear is true, in the character of the extraordinary man whose name we have written above. Willis Death Of Edgar A. Poe. By N. P. Willis. Nathaniel Parker Willis, “Death of Edgar Poe,” Home Journal (New York), October 20, 1849. [mots-clés : traduire, trahir, adapter] 5 février 2026 Et puis, entre les deux cours, au printemps 1979 (du 15 avril au 3 juin), c’est l’écriture du livre sur la photographie, La Chambre claire, qui est probablement le roman de Barthes, un roman inouï, totalement novateur, une fiction de la résurrection de l’être aimé dont les rayons qui émanaient de son corps et son visage au moment de la pose rebondissent sur les halogénures d’argent pour venir toucher celui qui regarde l’image. Bernard comment Dans Préparation du Roman ( Barthes) Août 2015 {mot-clés : regard] 11 février 2026 « On ne sait pas ce qu’est le Paradis,à moins de venir d’ailleurs. » Joyce Carol Oates, Hantises : histoires grotesques [mot clé : ailleurs ] 12 février 2026 « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation ». Guy Debord La société du spectacle. Lu dans Diacritik de ce jour 14 février 2026 « L'une des plus grandes ironies de notre situation actuelle est que les modes de communication qui permettent aujourd'hui aux autoritaires d'exercer leur pouvoir ont d'abord été imaginés pour les vaincre » Fred Turner politique des machines [mot-clé : next, boomerang]|couper{180}

phrases

La fissure dans le formica

La fissure dans le formica-2-chapitre 2

CHAPITRE 2 : La Mélancolie Bureaucratique 1. La Matinée Post-Fissure : Surveillance Accrue Le réveil de Barney Sage est une procédure standardisée. L'activation des fonctions cognitives s'effectue sans anomalie détectée. L'odeur du café, émanant de la cafetière à induction, est classée comme "conforme au protocole 7.3a", son profil aromatique ne présentant aucune déviation par rapport aux spécifications. Dans la cuisine, la table en formica jaune, striée de motifs grisâtres, affiche une intégrité structurelle parfaite. La fissure de la veille, ainsi que toute trace de fluide corporel non répertorié, est effacée. Cette normalisation forcée génère chez Barney une "instabilité émotionnelle de niveau 2", caractérisée par une légère nausée et une augmentation du rythme cardiaque, non signalée au système. Sur le terminal mural, une série de notifications s'affiche en caractères verts. [SYS_ADVISORY] : Optimisation du profil d'hygiène de l'unité 402 est recommandée. Réduction des accumulations de particules organiques en suspension. Suivent des "suggestions" pour la "fluidification du protocole matinal" de Barney, incluant une "fenêtre d'opportunité" pour la méditation et une "recommandation calorique" pour le petit-déjeuner. Un "rapport de conformité" succinct sur sa consommation d'énergie de la nuit est également affiché, avec une "détection d'un pic de frustration à 07h17" – une donnée que Barney n'a pas encore conscientisée. Il déplace son regard vers le salon. Son Kipple, cette collection d'objets obsolètes et désordonnés, semble avoir été soumis à une "réorganisation sémantique" subtile. Un manuel de réparation de télévisions à lampes est repositionné avec une précision trop parfaite. Une pile de vieux journaux, dont l'encre ne tache jamais les doigts, présente une inclinaison légèrement modifiée. Le système tente de réduire l'entropie, de lisser les aspérités de son chaos personnel, comme un programme de défragmentation silencieux. Barney s'assied devant sa Smith-Corona. La machine de métal noir, son ancre analogique, est la seule interface non soumise aux protocoles du Constructeur. Il insère une feuille de papier. Le bruit du rouleau — crrr-clac — est une "validation sonore" de sa propre existence. Il commence à taper, non pas pour communiquer, mais pour "documenter l'anomalie". Il consigne des observations factuelles, presque cliniques, sur la "réparation" de la fissure, la "normalisation" de son environnement et la "surveillance accrue" de son profil émotionnel. Chaque mot est une "entrée de journal" dans son "manuel de décompilation" personnel, une tentative de créer une "archive de la vérité" avant qu'elle ne soit réécrite. 2. L'Introduction de l'Agent Kael : La Visite de Courtoisie Trois coups frappent à la porte. Leur résonance est parfaitement compressée, dénuée de l'irrégularité organique qui caractérisait les frappes de Gribble. Barney procède à l'ouverture. L'Agent Kael se tient sur le seuil. Sa présence est une démonstration de la "fluidité du code" du Constructeur. Ses mouvements sont d'une souplesse calculée, son visage est lisse, sans pores ni la moindre imperfection cutanée. Le costume, d'un gris anthracite impeccable, ne présente aucun pli, aucune trace d'usure. Il est l'incarnation d'une perfection troublante. « Bonjour, Monsieur Sage, » articule Kael, sa voix calibrée pour une neutralité optimale. « Agent Kael, Vérificateur de Cohérence, Secteur 402. Une vérification de routine, suite à une légère instabilité sémantique détectée dans votre zone. » Son sourire est une fonction faciale exécutée avec une précision chirurgicale. Barney l'invite à entrer. Kael ne franchit pas le seuil, il "glisse" à l'intérieur, sans effort apparent. Son regard balaie l'appartement, une analyse discrète mais exhaustive. « Votre environnement est-il conforme à vos attentes, Monsieur Sage ? Votre profil de bien-être émotionnel indique-t-il une stabilité satisfaisante ? » Les questions sont indirectes, formulées avec une politesse glaciale, chaque mot étant une sonde dans l'esprit de Barney. Barney répond avec une prudence calculée, ses propres pensées étant des "requêtes non autorisées" qu'il s'efforce de ne pas laisser transparaître. Il observe Kael, cherchant la moindre "erreur de syntaxe" dans sa perfection, un "glitch" dans la matrice de son être. Le regard de Kael s'arrête sur la Smith-Corona, puis sur l'accumulation de Kipple dans le salon. « Je me permets une recommandation, Monsieur Sage, » reprend-il, le ton toujours aussi neutre. « Il est essentiel de maintenir un environnement optimisé pour la fluidité cognitive. La réduction des données obsolètes et des accumulations entropiques est un facteur clé de performance. » La suggestion est polie, mais la fermeté sous-jacente est une directive claire du système. La conversation se termine sans incident majeur. Kael ne trouve rien de tangible à signaler. Il remet à Barney un "rapport de conformité" vierge, un document qui, par son absence de contenu, signifie une surveillance continue. « Excellente journée, Monsieur Sage. » Kael "glisse" hors de l'appartement, sa sortie aussi fluide que son entrée. Barney sent que Kael a "scanné" son appartement et son esprit, laissant derrière lui une sensation de froid numérique. 3. La Traduction des Messages du Constructeur : Le Manuel de Décompilation Après le départ de Kael, une sensation de solitude accrue s'installe chez Barney. Il procède à une évaluation de la situation : la résistance passive, bien que nécessaire, s'avère insuffisante. Une action plus délibérée est requise. Il se positionne de nouveau devant sa Smith-Corona. L'interface analogique est son unique point de contact non surveillé. Il entreprend alors une nouvelle phase de son protocole personnel : la "traduction" des messages subtils émis par le Constructeur. Une publicité pour un produit de consommation, affichée sur le terminal mural, présente une perfection graphique excessive, une saturation chromatique qui dépasse les normes organiques. Une conversation entre voisins, perçue à travers la cloison, se déroule selon un schéma narratif trop stéréotypé, dénué de toute aspérité humaine. Un objet, un simple presse-papier sur son bureau, semble avoir modifié sa position de quelques millimètres, sans intervention extérieure. Barney identifie ces occurrences comme des "erreurs de syntaxe" dans le quotidien, des indices de la manipulation systémique. Il commence à taper, avec une détermination nouvelle, les observations de ces "anomalies sensorielles" et de ces "adjectifs interdits" qu'il perçoit. Ce n'est pas un journal intime, mais un "manuel de décompilation" : une série d'entrées factuelles, de "décodages" et de "contre-protocoles". Chaque mot est une tentative de cartographier les failles du système. Une idée, classée sous "Hypothèse de Micro-Glitches", émerge. Il se concentre sur une ampoule du plafonnier, un objet insignifiant. Il tente, par la seule force de sa volonté, de provoquer une "instabilité lumineuse", un clignotement, une variation de l'intensité. Un test. L'ampoule reste stable, sa lumière est d'une conformité irréprochable. L'échec est enregistré, mais l'expérience est jugée pertinente. Le chapitre se clôt sur Barney, tapant frénétiquement. Sa haine, initialement une émotion brute, se transforme en une forme de recherche intellectuelle, de documentation méthodique. Il est devenu, par nécessité, un "archiviste de la faille", consignant chaque déviation, chaque imperfection, dans l'espoir de trouver la clé de la décompilation.|couper{180}

novella vitrine éditeur

Carnets | février 2026

14 février 2026

L'impératif d'avancer se manifeste. Une directive interne formule la nécessité de « faire le livre », d'établir une « dead line » et de générer une « urgence » artificielle. Cette dernière, une production de stress, est évaluée comme disproportionnée au regard de l'échelle temporelle de l'éternité. Une phase de rejet s'ensuit. La recherche d'un « workflow » optimal est identifiée comme un facteur de ralentissement. Elle impose des temporisations et des précautions qui, par accumulation, se constituent en « usages ». La classification d'un usage « digne de ce nom » requiert une production de bien-être. L'absence de cette production suggère une classification alternative, potentiellement celle du masochisme, bien que cette dernière implique une redéfinition subjective du « bien ». La notion de « workflow » est néanmoins jugée d'une importance capitale. Une tentative de clarification est initiée, visant à délimiter la « nébuleuse » d'impressions, d'émotions et de pensées, rationnelles ou farfelues, qui l'entourent. Dans un contexte opérationnel antérieur, désigné comme le « monde du travail sérieux » (unique entité alors reconnue), l'interaction avec l'administration et la bureaucratie générait une « nausée » spécifique. Le terme « workflow » y était associé à une constellation de concepts également nébuleux : « planning », « tâches », « objectifs », « études d'adéquation », « risques ». Ces éléments constituaient un ensemble de contraintes destinées à la conduite de projets, du point A au point B. Le moteur principal de ces opérations n'était pas l'expression artistique, mais l'impératif financier. Toute tentative de discussion prolongée sur le « workflow » en entreprise est classée comme une « pure perte de temps », l'objectif étant la maximisation des gains et la minimisation des pertes. Les motivations secondaires, souvent des « bonnes raisons » destinées à masquer la participation à des « conneries », sont identifiées comme la source fréquente de conflits. Cette définition, bien que non exhaustive, est celle que le sujet a élaborée. Une cessation d'activité dans ce « monde du travail sérieux » est enregistrée depuis plusieurs lustres. L'exposition antérieure à la notion de « workflow » a généré un « traumatisme » persistant, entraînant un évitement systématique du terme. Le sujet a donc opéré sans la désignation « workflow », tout en maintenant une structuration temporelle de ses journées en « tranches d'activités diverses et variées ». L'objectif principal de ces activités n'était pas l'acquisition financière, une constante même durant la période « sérieuse ». La priorité était donnée à la compréhension des mécanismes permettant de « ne pas avoir peur de mourir ». Actuellement, une réactivation de cette peur est détectée, générant un « état d'urgence ». L'évaluation de la compréhension desdits mécanismes est estimée à « un quart du tiers » du nécessaire pour atteindre un état de « paix terminale ». Une phase de « panique à bord » est initialement observée, suivie d'une posture assise et d'une « évaluation de non-conformité » de la situation. Le problème principal est identifié comme une « incapacité à s'organiser correctement ». La définition précise des termes « problème », « s'organiser » et « correctement » reste en suspens, malgré une « durée d'examen » estimée à « presque une vie entière ». L'absence de résolution satisfaisante à 100% est constatée, avec l'acceptation que la « perfection n'est pas de ce monde », tout en maintenant une tentative d'approche. Cependant, une nouvelle dynamique est apparue. L'interaction avec un système d'assistance et l'utilisation d'un environnement de travail non-linéaire (Obsidian) ont initié une reconfiguration du processus. La création de fiches détaillées, l'arrêt sur des « détails infimes » pour une réflexion approfondie, et la capacité à réorienter une « direction jugée non conforme » sont désormais des composantes intégrales. Ce n'est plus une contrainte externe, mais un état d'esprit opérationnel, une méthode de pensée qui permet d'explorer la complexité et de naviguer dans l'incertitude, transformant l'appréhension en une forme d'engagement créatif.|couper{180}

Autofiction et Introspection

Carnets | février 2026

13 février 2026

Ça y est, A. a validé De l'autre côté.Je vais attendre quelques jours pour lancer la version e-book. Quelle effervescence !Ce coup-là, j'ai utilisé le logiciel intégré pour réaliser la couverture ; il a tout de même fallu que je switche entre Canva, Gimp et A., car la résolution de l'image était trop faible (minimum 300 ppi).Avec du recul, ce bouquin me laisse sur ma faim à plusieurs niveaux. La longueur : 240 pages, ce n'est pas le bon format pour une novella. Ça a l'air de dire « treize à la douzaine, m'sieurs dames » ; ça a surtout l'air de dire : « Comme je ne suis pas sûr, je vous en colle une bonne centaine de pages en plus. » Bon. Évite encore de te plaindre. « Oui, bien dit, s'il pouvait la boucler, on serait bien content. Surtout le matin. »Vous avez remarqué à quel point la météo se trompe régulièrement en ce moment ? Ils avaient parlé de pluie et, là, ciel bleu. Il ne laisse pas tomber, il est resté sur le carrelage à peine cinq secondes après l'uppercut que tu lui as flanqué. C'est dingue. Voilà ce que c'est : à force, il s'habitue.Retour à PKD, je crois bien. Il faut que je vérifie, que je calcule des courbes, $x$ et $y$, le temps et la température ou le climat pour voir à quelle fréquence certains morceaux de K. Dick me reviennent. Je pourrais le faire pour lui, pour pas mal d'autres aussi. C'est comme des odeurs de décomposition qui flottent dans l'air. Ou encore ce flacon de parfum vide dans la remise qui, de temps en temps, me rappelle l'odeur de mon père. Des odeurs de fumier de cheval fantôme également. « Il déraille, tu penses. » Je ne sais plus. Avec lui, on peut vraiment s'attendre à tout. Au pire. « Comment ça ? » On dit : avec lui, il faut s'attendre au pire.« Est-ce que c'est du plagiat ? » me demandé-je d'un seul coup en relevant la tête.Non, ce n'est pas du plagiat, mais c'est ce qu'on appelle un pastiche assumé ou un hommage stylistique. Voici pourquoi ce texte La fissure dans le formica évite le piège du vol tout en restant dans l'ombre du maître : l’entropie (Kipple), la réalité qui se fragmente (comme dans Ubik), l’humain « artificiel » qui s’ignore (comme dans Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?).P.K. Dick écrivait à l’époque de la télévision à lampes et des balbutiements de l’informatique ; toi, tu es plus côté cyber-glose.Je ne sais pas. Ça revient régulièrement. Des bouffées de PKD, voilà seulement ce que je peux en dire. J’ai pensé qu’en prison je pourrais écrire tranquillement. Ou alors me faire moine, de préférence en Grèce, au Mont Athos. J’ai atteint l’âge idéal : plus trop de risque d’attaques corporelles venant de la communauté. Et puis, prendre un peu de hauteur ne peut pas faire de mal.Voir la mer. Qu’est-ce que j’ai envie de voir la mer ! Mais pas la Méditerranée. Non, l’Atlantique plutôt. Je peux prendre quand je veux le corps d’une mouette et voir comment ça pénètre dans les terres en ce moment. Toutes ces inondations, ce déluge au ralenti. Planer au-dessus ou à l’intérieur, pile dans l’œil du cyclone. Quelle chance nous avons de manger tous les jours, je viens de penser. Quelle chance. Et qu’en fais-je, à part écrire des bêtises ? « Ah, enfin tu l’admets que ce sont des bêtises. » Est-ce que l’on peut se dire « ta gueule » tout seul ? Est-ce un nouveau signe que la folie progresse d’un bon pas ou bien un commencement de sagesse ? « On ne le sait pas », dit le désossé là-bas, replié sur sa carcasse décharnée.Aussi étrange que ce soit, les mails de J.O. vont désormais directement dans les spams. Je note ça sans pour autant éprouver l’envie qu’ils n’y aillent plus. Je m’éloigne. J’avais envie de commencer par ça et puis je ne sais plus ce qui s’est passé : l’effervescence de mon cachet de Doliprane mélangée au fait que De l’autre côté soit en ligne. J’ai oublié de penser à cet éloignement. Ce n’est pas grave puisque, à la fin, il revient. Il revient tout le temps.|couper{180}

Autofiction et Introspection