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26 mars 2026 — Le dibbouk

26 mars 2026

Le monde, les insectes et le Picon

Nous vivons dans un monde rempli d’insectes. Les insectes peuvent aussi dire qu’ils vivent dans un monde rempli d’humains. Tout le monde a ainsi une propension à déclarer que le monde est _déjà_ quelque chose, et quelque chose ensuite.

C’est énorme. Déjà, le "nous" est énorme. Je ne l’ai pas vu arriver et paf, nous y voici.

Merde.

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Ouf, ça va mieux.
J’avais peur de m’être levé du mauvais pied.


Je pense que peu à peu, ou à qui mieux mieux,
en pensant bien à ce que je pense,
je penserai de moins en moins
à ce que j’en pense,
si j’y pense.

Le fait est que je ne marche plus. Manque d’huile. Tout est grippé. Je me le suis dit ce matin en apprenant coup sur coup la mort d’icelle faisant écho au décès d’un tel. Tout nous porte à croire que tout meurt et d’un seul coup nous lâche.

Une histoire de la croyance en deux phrases. C’était prévu pour revenir à "je".
La mort, l’âme hors comme l’âme our .

Je ne crois même plus que ce soit vraiment vrai, toussa... À force de raconter des bobards, voilà ce qui arrive : non seulement on ne sait plus quand c’est vrai ou faux, mais de surcroît, on s’en fout. Et c’est pareil pour tout.

Je ne veux plus le savoir. Gardez-le, je vous le rends.


La seule chose véritablement utile en cette vie est d’aller chercher du petit bois, du menu fretin, pour faire des grillades au feu de bois.
Et de savoir faire la différence entre un cèpe et une morue.


Oui, absolument possible que j’eusse pu être pote avec Vernon s’il n’avait pas tant pué des pieds. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça, j’ai dit au mur du son en le voussoyant.

« On n’est tout de même pas dans un gang-bang », a déclamé King Kong en descendant de l’avion.


La décadence d’une cervelle de mouton permet-elle à des dents de loup de repousser ?
Repoussez la connerie, vite, vite, écopez !
Mince, trop tard, vous avez écopé d’une belle prune.


J’ai connu des chauves qui ont passé une vie à croire que leurs cheveux allaient repousser. Résultat des courses : ils sont morts eux aussi. À un poil de cul, si je les avais accompagnés, je serais mort bêtement moi aussi. On m’aurait fait croire tellement que j’étais mort et voilà-t-y pas qu’en plus j’y aurais cru.

Le pire, c’est qu’une fois mort, les cheveux, les ongles repoussent démesurément.
Ils repoussent les vivants qui ont des becs en cul de poule. C’est ce qu’on dit.

D’ailleurs les morts-vivants ont souvent les cheveux longs et les idées courtes. Ils ne sont pas différents de "nous" (encore lui) dans les rayons d’un supermarché.

Il est tout à fait possible de vous confondre. Vous, le consommateur (ou la consommatrice), et vous, le zombie baveux qui titube sur ses guibolles.

Il faut vous voir du dessus pour avoir un bon aperçu du drame collectif disent les néons


Perso, ce sera Danse avec les loups et un Picon bière.
Des années que j’en ai pas bu, du Picon bière. Ça doit être parce que j’évoque la mort tel un vioque que ça m’est revenu. C’est drôle pi con bi erre . Je me demande ce que ça cache encore dans la langue des oiseaux, cette affaire.

Ce matin, très tôt, le merle moqueur est revenu se poser sur l’olivier de la cour et a sifflé un penalty devant la foule des moucherons ébahis. Je ne l’avais pas revu depuis l’an passé, il n’avait pas changé d’un iota, toujours aussi fringuant et vif, toujours aussi siffleur.

Pas comme ces gros cons de pigeons qui claudiquent là-bas dans les allées de gravier face au Sénat, parmi les chaises vert dégueulis, dans le joli jardin du Luxembourg, à Paris.

Passons. (Le "nous" se cache même dans l’impératif, j’ai l’impression, il faut se méfier). Et aussi de :

Se méfier de tout. Car tout est louche, tout est à prendre avec des pincettes, tautologiquement comme tout le reste.


Bon d’accord, mais ce que ça fait de se lever le matin en étant persuadé d’être à la fois dans le mauvais rôle et dans la mauvaise pièce, tu devrais en parler. En parleras-tu, turlututu, ou non, rond, rond, petit patapon ?

Trop de Picon nuit à la santé, buvez-moi ça avec modération, nom de Dieu !


Ce n’était pas du tout ce qu’il attendait lorsqu’il ouvrit la porte et ferma sa bouche. Tout était là, en vrac. S’il avait eu deux sous de jugeote, il se serait souvenu : il faut s’attendre à tout comme à son contraire. L’inverse n’est pas à sous-estimer.