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articles associés

fictions

Ma séri-Récit

Ma Séri — Récit I. La cuisine sent le tabac froid, la soupe de chou. Valentine, debout, dos à la fenêtre, une Disque Bleue calée au coin des lèvres. La fumée monte, volute grise qui se tord. Dehors, l'avenue des Piliers, les peupliers qui tremblent, bruissent dans le vent de novembre. Ma mère crie depuis le couloir. Sa voix claque, craque contre les murs. Des mots que je ne saisis pas encore mais qui me font reculer, dos au buffet. Ma grand-mère se retourne, pose sa cigarette dans le cendrier, tend la main vers moi. Ma séri, elle dit. Sa voix racle, râpe. Le r n'est pas à la bonne place. Le ch de chéri s'est cassé en s. C'est une langue hachée, une langue qui a dû tout lâcher pour arriver jusqu'ici. Estonie, Saint-Pétersbourg, Épinay-sur-Seine. Chaque départ a emporté un morceau de syntaxe. Tais-toi, elle dit à ma mère. Il ne comprend rien. C'est un enfant. Mais le pire, c'est que je comprends. Je comprends que je suis celui à cause de qui on crie. Je comprends que la bouche de ma mère fait un accent circonflexe quand elle gronde. Je comprends que Valentine me protège avec sa voix abîmée, son ma séri qui n'est pas du vrai français. Plus tard, dans la chambre froide où l'on m'a mis au lit, j'entends encore le bruit de leurs voix. Le volume baisse. Ma grand-mère fume une autre cigarette. L'odeur passe sous la porte. Je m'endors sur ce mot. Ma séri. Méthode et caresse. Une langue qui vient d'ailleurs et qui me berce mieux que toutes les formules correctes. II. Septembre. Le collège du Val d'Oise. Les couloirs sentent le désinfectant et la craie. Je viens de quitter la forêt de Tronçais, les collines du Bourbonnais, la maison avec le jardin. On m'a arraché à la terre pour me planter dans le béton. Je parle comme un paysan. L'accent traîne sur les voyelles, roule sur les r. Le premier jour, j'ouvre la bouche en classe de français pour répondre à une question. Les rires démarrent avant que j'aie fini ma phrase. Péquenot. Bouseux. Plouc. Je ferme la bouche. Je rentre à la maison avec le goût du sang dans la gorge à force de serrer les dents. Mon père dit bouge-toi quand je traîne dans le couloir. Ma mère dit tu pourrais faire un effort. Alors je fais l'effort. Je surveille chaque mot. J'écoute comment parlent les autres, ceux de la banlieue, ceux qui ont l'air de savoir. Je gomme. J'efface. Je lisse. Ça prend des semaines. Des mois. Une année entière à guetter ma propre voix comme un ennemi. À traquer le moindre dérapage, la moindre trace de campagne dans ma prononciation. Je perds l'accent. Je perds quelque chose d'autre avec, mais je ne sais pas encore quoi. Quand je retourne chez Valentine, elle me regarde bizarrement. Elle allume une Disque Bleue, tire une longue bouffée, me dit : Maintenant tu parles comme eux. Je ne sais pas si c'est un reproche ou une constatation. Je baisse les yeux. Je sais juste que j'ai trahi quelque chose. Que son ma séri et mon accent gommé, c'est la même opération à l'envers. Elle, elle a refusé de perdre sa trace. Moi, j'ai tout effacé pour survivre. Première trahison. Premier lissage. III. Beaucoup plus tard. Une chambre. Une table. Des feuilles blanches. Je suis fatigué. Pas la fatigue qui casse, la fatigue qui nettoie. Celle qui débarrasse de tout ce qui ne convient pas. La vigilance s'est usée à force. Je n'ai plus la force de faire semblant, de surveiller ma voix, de gommer les traces. Je me couche dans le lit. Je ferme les yeux. Je me concentre sur mon souffle. L'outil le plus dérisoire. Inspirer. Expirer. Ralentir le rythme. Creuser les murs avec cette technique ridicule : la respiration. Et dans ce silence habité, quelque chose remonte. Pas un souvenir. Une texture. La voix éraillée de Valentine. Son ma séri qui n'a jamais voulu se corriger. Son obstination à garder la fissure. Je comprends soudain que ce n'était pas du français raté. C'était une langue autre. Une langue qui pointait vers l'origine, vers un lieu où tout était tassé avant l'explosion. Estonie. Exil. Pogroms. Tout ça dans deux syllabes mal prononcées. Et je comprends autre chose aussi : que je ne peux pas écrire en faisant semblant d'avoir une voix impeccable. Que si j'écris, il faut que ce soit avec la fissure, pas malgré elle. Avec l'accent gommé qui revient quand la fatigue dissout les postures. Avec le ma séri qui résonne comme une formule de réparation. Je me relève. Je m'assieds à la table. Je prends une feuille. Je ne sais pas ce que je vais écrire. Je sais juste que ça va respirer d'une certaine manière. Avec des pauses. Avec des hachures. Avec un rythme qui vient de la gorge abîmée de Valentine, du souffle court du survivant, du silence d'avant le Big Bang. L'écriture ne répare rien. Elle transforme. Elle fait de la cicatrice une forme. Du défaut une signature. De ma séri une langue possible. Alors j'écris.|couper{180}

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Carnets | atelier

27 décembre 2025

Rêve étonnant, qui pourrait être décevant si je m’étais attendu à autre chose qu’à être, une fois de plus, déçu en rêve. Enfin, c’est bien la seule fois que je verrai un hippopotame noir, c’est à espérer. Ce bruit horrible de ferraille qui me suit alors que je cours devant me reste au petit matin. Bien avancé sur l’Atlas Mnémosyne. J’ai réalisé plusieurs « planches », c’est-à-dire des prélèvements, des carottages dans la matière du site, et j’ai tenté de les organiser. Au début, les fichiers d’export en Markdown étaient imposants. La difficulté était de choisir peu de choses, mais qui fonctionnent. Le problème à résoudre est celui des images. Il va falloir aller puiser dans la boîte en fer, ressortir les photographies, les cartes postales, et, comme toujours, n’en sélectionner que quelques-unes. Et aussi scanner celles qui sont écrites au dos en estonien. Je ne sais pas combien de temps va durer ce projet. Tant de projets commencés en parallèle, et aucun n’a abouti encore. Est-ce que je travaille vraiment, ou est-ce que je me donne l’impression de travailler ? Encore une matinée où je ne pourrai pas m’enfoncer, où il faudra rester le menton hors de l’eau. Deux heures de cours sans boire la tasse. Ensuite, tout l’après-midi devant soi et la grande journée du dimanche. Ce qui ne veut d’ailleurs strictement rien dire puisque j’ai beau avoir tout le temps devant moi, il arrive que je n’en fiche rien du tout. Je n’ose pas gâcher ce genre de plénitude. illustration Gemini Flash|couper{180}

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Carnets | atelier

26 décembre 2025

Cette histoire de planches (Aby Warburg) pourrait faire penser à un cercueil. Enfin, j’ai le squelette que je cherchais : un code qui me permet de chercher l’occurrence d’un mot dans tous les billets du site, et surtout de pouvoir appuyer sur un bouton pour obtenir une exportation de l’ensemble des occurrences en Markdown. Cela me permet de suivre ainsi l’utilisation de ce mot depuis le début des textes (2018) jusqu’à la fin de cette année. Ensuite, ce n’est que la première opération, car la matière est énorme, même en extrayant seulement un paragraphe contenant le mot. J’ai donc créé une rubrique racine nommée « Atlas Mnémosyne » (Mnémosyne n’appartenant pas, à ce que je sache, à A. W.). Le projet est de créer ensuite des sous-rubriques à partir des mots recherchés (ex. : Voix, Gestes, Objets, Lieux, Typographie, Rêves, etc.). Une fois une série de planches terminée, on peut construire quoi : le cercueil (joke), des systèmes solaires, avec quelle étoile et quelles planètes, avec quels satellites (à méditer). Le soleil, c’est le mot, de toute façon. Ensuite, les rotations sont intéressantes à étudier. Images : rouvrir la boîte en fer ; reprendre chaque carte postale (écrite au dos en estonien), faire traduire par IA ; associer les cartes aux textes. Présentation : idéalement par planche, avec textes et photographies. Difficulté : les sélections. Comment décider qu’un extrait vive ou non sur une planche ? Et aussitôt l’image des camps revient. Agitation très forte du dibbouk. Règle : ne rien montrer tant qu’une planche n’est pas totalement achevée. Et possible qu’une fois tout ce boulot terminé, il sorte complètement autre chose. S’y préparer. À moins que je ne me fasse, au final, interner, et que, pour sortir de l’enfermement, je sois sommé, comme A. W., de produire une « preuve » que je ne suis pas complètement fou. Ciel bleu aujourd’hui, mais froid sec. Il faut que je me prépare : j’ai cours. S’enfouir pendant deux heures. Hâte de revenir à ces sélections. illustration planche de l'Atlas Mnémosyne d'Aby Warburg|couper{180}

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Carnets | Histoire-Boost-2

# Boost 2 # 01 | Histoire

Atlas narratif — Cycle Histoire Un atlas pour tenir les lieux, un index pour tenir les histoires. Pas de plan ; des amarres : villes, rues, objets, gestes. Dix amorces par point, brèves, situées. On complètera en avançant. Possible que du jour au lendemain tout change,se modifie... Cette première mouture sert à résoudre quelques difficultés techniques de présentation, à expérimenter la carte interactive notamment, à créer des menus déroulants en Markdown. Il y a donc parfois du vrai dans le sens où Guy Debord l'évoque : " Le vrai est un moment du faux dans ce monde inversé" Mode d’emploi (ouvrir) Gabarit d’entrée : Nom · Type · Coordonnées / repères → 10 incipits commençant par « Histoire de… ». Contrainte : 1 détail situé (rue, monument, enseigne, date, odeur) + 1 geste par incipit. Cadence : 1 lieu / jour, 10 incipits ≤ 26 mots. Triptyque (facultatif) : 4 neutres / 4 fissures / 2 ouverts. Factuel : préciser légende vs étymologie dominante quand c’est le cas. Écho : le 10ᵉ incipit rejoue le 1ᵉʳ avec un léger déplacement. Carte interactive (ouvrir) Sommaire (ouvrir) Hamburg · Prague · Galway Vallon · Rue des Poissonniers (Paris 18e) · Boulots (thème) Sferracavallo Index topographique (Paris / France / Étranger) Lieux & thèmes Hamburg (ouvrir) Nom Hamburg — du vieil allemand Hammaburg (hamma : terrain marécageux / coude de rivière ; burg : forteresse). Type Ville (voyage) Coordonnées / repères 53.550341, 10.000654 · Elbe · Speicherstadt · St. Pauli · Michel Histoire de l’homme à l’orgue : à Saint-Michel, il joue midi pile ; il craint qu’une note manquée n’entraîne la ville dans l’Elbe. Histoire de l’homme au port : docker fantôme, il décharge des caisses sans étiquette ; à l’aube, il ne reste que l’odeur du chanvre mouillé. Histoire de l’homme aux briques : dans la Speicherstadt, chaque nuit il replace une brique ; au matin, le mur n’a pas bougé. Histoire de la femme à la fenêtre : St. Pauli, quatre étages sans ascenseur ; elle attend les marins, ou bien ce sont eux qui la rêvent. Histoire de la femme aux cendres : après 1842, elle remplit des bocaux de poussière ; « la ville se remonte grain par grain ». Histoire de la femme du fleuve : brume sur l’Elbe ; une silhouette prononce des prénoms que les marins n’avouent pas. Histoire du jeune-homme au parapluie : à Altona, il marche sous la pluie ; un jour, l’ombrelle l’emportera vers la mer du Nord. Histoire du jeune-homme en veston noir : Reeperbahn ; il salue chaque néon comme une constellation rapatriée. Histoire du jeune-homme silencieux : St. Georg ; il écrit sur une serviette des phrases qu’on réentend chez les Beatles. Histoire du jeune-homme voyageur : Hauptbahnhof ; il ne retient que le rail mouillé, le grondement des cargos. Prague (ouvrir) Nom Prague — tchèque Praha (práh : « seuil/gué », hypothèse dominante ; légende de Libuše). Type Ville (voyage) Coordonnées / repères 50.059629, 14.446459 · Vltava · Staré Město · Malá Strana · Žižkov Histoire de l’homme à l’horloge : Staroměstská ; il attend l’heure où les automates annonceront une date impossible. Histoire de l’homme au pont : Karlův most ; il touche Népomucène pour vérifier si le bronze garde la chaleur des noyés. Histoire de l’homme aux clés : Žižkov ; cent clés n’ouvrent plus rien, sauf ses insomnies. Histoire de l’homme en uniforme : Venceslas ; il marche encore contre des chars invisibles. Histoire de la femme à la fenêtre : Malá Strana ; balcon ou fresque ? La pluie n’efface pas son regard. Histoire de la femme aux lettres : Josefov ; elle recopie Kafka et enfouit les phrases sous les pavés. Histoire de la femme de pierre : Saint-Guy ; une gargouille aurait cligné des yeux la nuit de 1541. Histoire de la femme invisible : café Slavia ; on sert toujours son absinthe à une table vide. Histoire du jeune-homme au tram : ligne 22 ; il espère un détour vers un siècle antérieur. Histoire du jeune-homme en manteau gris : Venceslas ; chaque parapluie est une variante de son destin. Histoire du jeune-homme silencieux : Vieille Ville ; ses pages illisibles, ramassées par erreur, composent un poème parfait. Histoire du jeune-homme voyageur : porche humide ; violon en écho, charbon dans le métro. Histoire de l’enfant aux pigeons : Staroměstské náměstí ; il nourrit la place d’un rituel fragile. Histoire de l’enfant des souterrains : Vyšehrad ; certaines portes descendent au Moyen Âge. Histoire du marchand de marionnettes : Nerudova ; la nuit, les figurines se déplacent seules. Histoire du moine du pont Charles : il prie pour les statues, pas pour les vivants. Histoire du peintre au grenier : Holešovice ; la toile atteint l’épaisseur d’un mur. Histoire du serveur de minuit : il sert une bière à un golem poussiéreux ; la pièce laissée n’appartient à aucune monnaie. Histoire de l’étudiant de Kampa : il relit Hašek jusqu’à forcer un passage invisible. Histoire du veilleur de tours : Poudrière ; il vérifie que la ville n’a pas glissé d’un siècle à l’autre. Galway (ouvrir) Nom Galway — Gaillimh (rivière Corrib). Légende : princesse Galvia noyée. Surnom : City of the Tribes (quatorze familles marchandes). Type Ville (voyage) Coordonnées / repères 53.274412, −9.049060 · Eyre Square · Quay Street · Spanish Arch · Dominick Street Histoire de l’homme à la fenêtre : Market Street ; l’ombre d’une corde demeure, peut-être celle du reflet du fils Lynch. Histoire de l’homme au violon : Crane Bar ; on entend la note absente plus nette que les autres. Histoire de l’homme aux bottes : Moycullen ; les sabots résonnent, le cheval manque. Histoire de la femme aux bagues : Claddagh ; ses mains deviennent métal, on ignore d’où viennent les anneaux. Histoire de la femme de la baie : Spanish Arch ; les vagues s’alignent comme une flottille rentrée au port. Histoire de la femme en rouge : Quay Street ; elle s’évanouit dans un passage où même la pluie ne passe pas. Histoire du jeune-homme en manteau trempé : Eyre Square ; au « bout du monde », la pluie recommence. Histoire du jeune-homme qui confond les mots : cathédrale ; Gaillimh lu gallows, les clochers deviennent potences. Histoire du jeune-homme silencieux : Dominick Street ; la Guinness répond en gaélique qu’on ne parle plus. Histoire du jeune-homme voyageur : façades colorées, bruine persistante ; Galway choisit de se souvenir à sa place. Vallon (ouvrir) Nom Vallon — enfance Type Maison / village Coordonnées / repères Rue C. V., carrefour du L., entre Montluçon et Saint-Amand-Montrond/ Lat : 46.532920027190194 / Lon : 2.631118093824989 Inventaire d’histoires possibles (Triptyque : 4 neutres / 4 fissures / 2 ouverts) [Neutre] Histoire de la maison encore debout après quarante ans. [Neutre] Histoire du pantalon en skaï, plié trop net dans l’armoire. [Neutre] Histoire d’un homme qui passe la journée sur des mots croisés. [Neutre] Histoire de la pêche aux truites arc-en-ciel, sous la pluie d’avril. [Fissure] Histoire de la pendule sortie de son écrin : elle sauve un homme de l’asphyxie. [Fissure] Histoire du tas de bois qui recommence sans fin. [Fissure] Histoire des merles d’hiver tirés depuis la cuisine. [Fissure] Histoire du chien qu’on abat parce qu’il a mordu [Ouvert] Histoire de Monsieur Bory, jambe manquante, élégance intacte. [Ouvert] Histoire de Madame Dognon, seule dans l’église après la messe. Rue des Poissonniers (Paris 18e) (ouvrir) Nom Rue des Poissonniers — Goutte-d’Or / Château-Rouge / Rue Custine Type Rue (séjour) Coordonnées / repères Paris 18e · hôtel à gaz à tous les étages · table 30 Lat : 48.8884258 Lon : 2.3514947 Inventaire d’histoires possibles Histoire du jour où l’on trouve une chambre d’hôtel avec gaz à tous les étages. Histoire des locataires de l’hôtel : portes fines, vies épaisses. Histoire de la table ronde, chambre 30 : pactes, dettes, promesses non tenues. Histoire des piments africains : mode d’emploi, brûlure et douceur. Histoire des rêves d’hôtel : les murs en retiennent quelques-uns. Histoire des bruits derrière les cloisons : d’autres vies par cliquetis. Histoire d’une couverture et d’un bol de soupe, offerts puis refusés. Histoire de l’acclimatation au vacarme : au bout d’une semaine, on dort. Histoire des petits boulots pour payer la chambre : l’addition arrive avant la paie. Histoire des conversations avec la banque : récits sans fin au téléphone. Boulots (thème) (ouvrir) Nom Boulots — travaux, emplois, dérives Type Thème Coordonnées / repères Postes alignés, villes superposées Inventaire d’histoires possibles [Neutre] <a href="https://ledibbouk.net/-histoire-de-l-archiviste-.html) Histoire de la rotative qu’on démonte au nom du progrès. Histoire des macules où l’on peut voyager jusqu’en Chine. Histoire de l’homme aux mille identités pour payer ses factures. Histoire du premier vrai travail : l’attente avant la porte vitrée. Histoire du rendez-vous Pôle Emploi : chaise bleue, regard neutre. Histoire d’un rebond sans ressort : l’échec comme trampoline. Histoire de l’AFPA : il se sent soudain très vieux au réfectoire. Histoire des trois heures de marche pour régler deux factures. Histoire de l’homme parti à l’aventure pour trouver du travail. Histoire d’un poste décisif gagné à la seule voix. Histoire d’une femme qui aide un homme à tenir dans un travail absurde. Histoire du vendeur de voitures neuves en porte-à-porte. Histoire de l’archiviste qui se cultive dans ses journées mornes. Histoire de l’enquêteur téléphonique : degré zéro de la voix. Histoire de l’homme qui renonce et invente son propre travail. Histoire du peintre en lettres franc-maçon. Histoire de l’invitation à la secte pour garder sa place. Histoire de la faiseuse de cravates. Histoire de la couturière de robes de mariée. </details> </details> <details id="cuba"> <summary><strong>Boulots (thème)</strong> (ouvrir)</summary> Nom cuba Type voyages véhicules Coordonnées / repères Postes alignés, villes superposées Inventaire d’histoires possibles <span class="base64md" title="XFs="></span>Neutre">Histoire de l'archiviste Histoire de véhicules Boulots (thème) (ouvrir) Nom Boulots — travaux, emplois, dérives Type Thème Coordonnées / repères Postes alignés, villes superposées Inventaire d’histoires possibles [Neutre] [Histoire de l'archiviste->https://ledibbouk.net/-histoire-de-l-archiviste-.html)) Sferracavallo (Palerme) (ouvrir) Nom Sferracavallo — étymologie populaire : « sferrare un cavallo » (ôter les fers), route usante entre Palerme et l’ouest côtier. Type Village côtier (voyage) Coordonnées / repères Capo Gallo · Isola delle Femmine · Halte ferroviaire (réouverte 2018) Lat : 38.2005632 /Lon : 13.2751161 Inventaire d’histoires possibles Histoire du nom ébréché : la route si dure qu’elle arrache les fers des chevaux. Histoire de la halte : deux quais réveillés en 2018, trains lents et mer proche. Histoire de la fête : Saints Cosma e Damiano, fin septembre, statues en procession. Histoire de “l’antinna a mari” : mât glissant au-dessus de l’eau, rire et chute. Histoire de l’ermite de Capo Gallo : un phare habité de mosaïques et de prières. Histoire du “Tante Ju” : un Junkers-52 posé en mer, pêcheurs en secours, épave au large. Histoire d’un athée à la fête patronale : foi d’emprunt, gestes exacts. Histoire des trazzere : chemins durs, village longtemps isolé. Histoire des tours côtières : guetter la mer ; les pirates viennent désormais de la terre. Histoire de la modernisation : la route s’ouvre et le village se dilate. Index topographique Paris (ouvrir) Rue des Poissonniers Rue Jobbé-Duval La Bastille Rue Quincampoix Beaubourg Place d’Aligre Les hôtels Vies de couple Les boulots France (ouvrir) Montfort-l’Amaury Limeil-Brévannes Vallon Parmain L’Isle-Adam Pontoise / Osny Courbevoie, La Défense Suresnes Le Péage-de-Roussillon Étranger (ouvrir) Portugal Suisse — Yverdon Suisse — Lausanne Quetta & New Quetta Croatie Italie Sicile — Palerme / Sferracavallo / Syracuse / Messine / Catania Grèce Cuba Belgique Amsterdam Oldenbourg Hamburg La Pineda Prague Galway New York City Kandahar Note Prague : Praha ← práh (« seuil/gué ») = hypothèse dominante ; légende de Libuše. Galway : City of the Tribes = fait ; princesse Galvia = légende. Hamburg : Hammaburg (Charlemagne, 808) = fait.|couper{180}

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