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26 février 2026 — Le dibbouk

26 février2026

J’ai mis en ligne une version simplifiée du site et j’espère la compléter ce week-end. Mais ça n’a pas vraiment d’importance, car il y a peu de visites réelles ; beaucoup de robots, ce qui ne me dérange pas le moins du monde. Drôle d’expression. Elle n’est pas de moi. Elle est venue se poser là, en fin de phrase, parce que beaucoup de robots ne suffisait pas, sans doute.

J’ai commandé un nouveau disque dur SSD pour mon Pavilion 23 car, en allant examiner le disque actuel, j’ai vu que le risque de crash est imminent. J’ai pris le moins cher, mais dans une bonne marque (Crucial) : 250 gigaoctets. C’est largement suffisant pour ce que j’ai à faire, désormais que j’ai la Dropbox et le disque externe, ce qui doit approcher en tout les 4 téraoctets de stockage. J’en ai profité pour faire des sauvegardes que je n’avais pas faites depuis plusieurs semaines.

Je vais en profiter pour passer sur Linux Mint 22.3 XFCE, dont j’ai déjà téléchargé l’ISO et réalisé la clé bootable. Ça me donnera l’impression d’avoir un PC neuf.

Dommage qu’ils ne vendent pas de cervelle SSD. Enfin, pas encore. Mais après, comme on n’est jamais content, il faudra aussi des guibolles SSD, une prostate SSD, sans compter tout le reste qui serait certainement avantagé d’être SSD.

A new life SSD.

Hier, je suis allé faire un examen ophtalmologique. La machine n’arrivait pas à se stabiliser, la directrice du magasin en personne rouspétait. Elle exhalait une odeur de menthe et un je-ne-sais-quoi de carencé qui m’arriva dans le nez, ce qui fit reculer mon menton imperceptiblement car j’ai quand même encore un peu de self-control.

— Ne bougez pas ! répliqua-t-elle avec une nouvelle bouffée mentholée.

Je me mis aussitôt en mode je ne suis plus là. Des visions de plages caribéennes, un vent chaud, du cyan, du turquoise et de l’écume, et la douce sensation d’enfoncer progressivement le corps tout entier dans une soupe... alors que, dans la machine, une petite maison au bout d’un champ passait du net au flou, du flou au net.

— Bien, passons à la lecture de loin.

Aucune petite ligne ne fut lisible. Changement de filtres et, hop, soudain tout fut clair. Au final, je n’ai rien perdu de ma vue perçante : 10/10 après correction. C’est juste que je porte mal mes lunettes.

La dame resserra les branches et je vis ses avant-bras musclés les tordre avec une facilité déconcertante qui me souffla. Puis elle entreprit de me nettoyer les carreaux avec une grande application, qui ne lassa pas de me replonger dans les Caraïbes.

Et enfin, tout fut clair.

Et comme j’étais enregistré dans la machine, je n’eus même pas à présenter ma carte Vitale.

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