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31 mars 2026 — Le dibbouk

Edito d’avril 2026

L’échec est mon environnement naturel, ainsi que la déception. Je n’y accorde que peu d’attention dans la vie de tous les jours. Ce qui m’intéresse c’est de conserver une position dans laquelle j’éprouve la tension entre l’échec et l’espoir — deux illusions nécessaires.

Je me suis demandé au bout de toutes ces années d’écriture ce qui maintenait le rythme, et force est de constater que c’est cette position, cette nécessité qui dépasse le cadre de l’écriture même, dont l’écriture est le laboratoire.

J’ai pu me leurrer avec des mots à la mode : régularité, discipline, ténacité. c’est un fait. Mais au-delà de ces subterfuges je ne peux pas ne pas voir qu’une nécessité est à l’œuvre, la même qui pousse la pierre à devenir ronde, galet.

Je ne sais pas ce qu’apporte avril encore et je ne m’en soucie pas. L’erreur serait de promettre ce qui demain s’efface sans même un regret, sans plus de culpabilité.

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