la chorale
À un moment j’ai pensé que si j’avais eu une Kalachnikov je me serais fait une joie de tirer dans le tas. Cette chorale était pathétique. Ils étaient complètement désaccordés, ils auraient encore pu travailler des années que ça n’aurait rien changé. Autant en finir une bonne fois pour toutes.
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Je guettais le trombone à coulisse qui, pour le moment, était un peu trop couvert par la basse. Ce grand type qui la tenait comme on tient une gerbe de glaïeuls était grotesque. Tout à coup, le grand type habillé en noir aux claviers s’est levé et a dit ça suffit. J’ai eu un espoir mais non, ça faisait partie du spectacle.
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S’il existe un inconscient de groupe, ce que je crois, alors l’inconscient de cette chorale a dû en prendre plein la tronche et devrait s’inscrire à une thérapie au long cours. Elle ferait la fortune d’un psy à coup sûr. À moins qu’on élimine immédiatement les éléments les plus gênants, qu’on ne conserve que les chaises et les pupitres, la dépression semble inéluctable.
