10 avril 2021 — Le dibbouk
Bâtir sur du sable 2
réécriture}
[L’infini et le temps]
Pour ses sept ans, Alcofribas reçut une Kelton. Fond blanc, trotteuse nerveuse. Toute une journée à guetter ses sauts, jusqu’à savoir lire l’heure.
Par la fente des canisses du balcon, il observait la rue. En face, le marchand de couleurs. Défaut dans la cuirasse : meurtrière ouverte sur le monde.
Le troisième jour, il entra. Une petite fille, une fossette. Un regard impossible à quitter. Depuis, il guettait l’entrée du magasin. Parfois il se forçait à fixer la trotteuse.